Protocole de quantification de l’empreinte carbone des expéditions

Le 5ème rapport publié en 2014 par le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) confirme l’origine anthropique des dérèglements climatiques qui sont observés sur l’ensemble de la planète (IPCC 2014). Ainsi, si l’effet de serre est un phénomène naturel qui permet la vie sur Terre en maintenant une température moyenne de +15°C en surface, l’effet de serre additionnel généré par les activités humaines est en revanche responsable d’un réchauffement global à l’échelle du globe. Dans ce même rapport, le GIEC insiste et alarme également sur les conséquences nombreuses de l’augmentation des températures : hausse du niveau des océans et augmentation de la fréquence des catastrophes naturelles, diminution des ressources hydriques, etc. 
 
Pour limiter l’augmentation des températures à +2°C par rapport à l’ère préindustrielle d’ici à 2100 et ainsi en limiter les conséquences, l’Accord de Paris sur le climat, rédigé lors de la 21ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (COP21 – CCNUCC), propose de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES)* générées par les activités anthropiques. Pour parvenir à cet objectif de limitation, un « budget carbone restant à émettre » permettant à un pays, une entreprise ou même un individu d’atteindre la neutralité carbone* (ou zéro émission nette) est établi. Ainsi, alors que les émissions annuelles de gaz à effet de serre sont actuellement de 11,7 tonnes équivalent CO₂* pour un français (i.e. émissions de GES pour l’ensemble des produits et services), elles devront être abaissées à 2 tonnes équivalent CO₂ pour atteindre l’objectif de neutralité carbone qui permettrait de maintenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C.  

1. La démarche « Mesurer pour Réduire »  

Avec 1,4 milliards de touristes voyageant chaque année, le secteur du tourisme représente pas moins de 10% du Produit Intérieur Brut mondial (Organisation Mondiale du Tourisme, 2018). Le rôle du tourisme, quelque soit sa forme (i.e. tourisme d’affaires et de loisirs), dans cette lutte contre le réchauffement climatique est donc indéniable. Nos habitudes de voyage doivent être repensées en faveur d’un modèle responsable et durable, et participant de ce fait à l’atteinte de l’objectif de neutralité carbone.
Afin de s’engager dans cette démarche de transition dite bas-carbone, il est nécessaire de tout d’abord procéder à la quantification des émissions de GES générées lors de nos voyages. Cette étape de quantification permet in fine non seulement d’identifier les améliorations qu’il est possible d’apporter au modèle de voyage proposé pour venir réduire ces émissions de GES. 
Explora Project va plus loin dans son engagement en multipliant les actions en faveur du développement durable, et en ayant ainsi un impact positif à la fois sur l’Homme (e.g. adoption de nouvelles pratiques écocitoyennes) et sur l’environnement (e.g. Bourse pour le Climat, engagement bénévole pour des programmes de protection de l’environnement, etc). Si vous souhaitez en apprendre plus, notre lettre d’engagement reprend l’ensemble des actions mises en place. 

2. Le choix d’un protocole standardisé pour la quantification de l’empreinte carbone des expéditions

Pour poursuivre son engagement en faveur d’un tourisme responsable et durable, et participer activement et collectivement à l’atteinte de l’objectif de neutralité carbone, Explora Project s’inscrit dans cette démarche de « Mesurer pour Réduire ». 
Pour ce faire, et sur la base de la méthodologie fournie par l’Agence de la Transition Écologique (ADEME), il a été décidé de se concentrer dans un premier temps sur les émissions de GES relatives aux expéditions. Elles représentent en effet le seul et unique produit commercialisé par l’entreprise, et constituent de ce fait le levier d’action principal pour réduire les émissions de GES générées par les activités de cette dernière. 

Le choix d’un protocole de quantification standardisé a ensuite été fait afin de pouvoir fournir une mesure d’empreinte carbone objective et explicite aux participants, tout en rendant possible la comparaison des résultats obtenus entre les expéditions. Cette standardisation a donc été réalisée sur la base des informations, relatives aux émissions de GES, qu’il nous était possible d’obtenir et ce de façon homogène et consistante pour l’ensemble des expéditions. Il nous est ainsi possible, sur la base de cette méthodologie reproductible et pertinente en regard à la fois de notre activité et de notre engagement responsable, d’identifier les points d’amélioration de chacune des expéditions. 

Le protocole de quantification développé pour nos expéditions répond donc aux principes suivants :  
  • Cohérence : un protocole centré sur les expéditions, levier d’action majeur de l’entreprise ;
  • Pertinence : les biais et incertitudes du protocole ont été réduits au maximum pour en proposer une version normée et applicable à l’ensemble des expéditions ;
  • Exhaustivité : le protocole couvre un maximum d’émissions de GES en considérant les 3 postes d’émissions principaux qui sont le transport, l’alimentation et l’hébergement ;
  • Transparence : le protocole est suffisamment détaillé pour permettre une identification des points faibles et des points forts de chacune des expéditions proposées ; 
  • Vérification : le protocole permet une vérification des résultats et leur comparaison entre les expéditions. 

Pour des raisons de clarté, le détail des hypothèses formulées pour chacune des catégories d’émissions considérées (i.e. transport, alimentation, hébergement) est présenté dans la partie 4. Notre protocole de quantification standardisé

3. Les bases de données Base Carbone®️ et Agribalyse 


    – BASE CARBONE
La Base Carbone est une base de données publiques de facteurs d’émissions administrée par l’ADEME. Elle permet d’accéder à des données qui sont à la fois homogénéisées, centralisées et validées par un comité de gouvernance composé de nombreux acteurs publics et privés (e.g. ministères, organismes techniques, associations, etc). Ce sont ces mêmes données qui sont utilisées dans le cadre de l’article L229-25 du Code de l’environnement (i.e. Bilan des émissions de gaz à effet de serre et plan climat-air-énergie territorial). 
La Base Carbone, ainsi que les principales normes et méthodes internationales de bilan carbone, définissent les catégories d’émissions suivantes : 
  • Émissions directes de GES (SCOPE 1) : « Émissions directes provenants des sources détenues ou contrôlées par l’organisme »
  • Émissions à énergie indirectes (SCOPE 2) : « Émissions indirectes associées à la production d’électricité, de chaleur ou de vapeur importée pour les activités de l’organisation »
  • Autres émissions indirectes (SCOPE 3) : « Autres émissions indirectes produites par les activités de l’organisation ». 
Pour rappel, les postes d’émissions TRANSPORT, ALIMENTATION et HÉBERGEMENT ont été considérés par le protocole de quantification. Les facteurs d’émissions suivants ont donc été récupérés dans la Base Carbone pour effectuer la quantification de l’empreinte carbone des expéditions :
  • Les facteurs d’émissions relatifs aux transports de personnes (i.e. routier, ferroviaire et aérien) et de marchandises (i.e. nourriture) ont été obtenus dans la catégorie d’émission SCOPE 3 (Émissions indirectes – Autres) : ces données intègrent l’amont et la combustion du carburant ou de l’énergie de traction, mais n’intègrent pas les émissions liées à la fabrication des modes de transport ou aux infrastructures ;
  • Pour tous les déplacements effectués dans des véhicules de type véhicules particuliers – les taxis ayant été inclus dans cette catégorie -, une répartition gazole – essence (i.e. ces deux types d’énergie représentant plus de 92% des véhicules particuliers en France) similaire à la répartition des ventes de voitures particulières en France pour l’année 2019  (www.carlabelling.ademe.fr/chiffrescles) a été considérée afin d’obtenir des émissions moyennes de GES représentatives du parc automobile français ;
  • Lors de déplacements effectués dans des véhicules de type van 9 places ou minibus dont les consommations en carburant sont significativement plus élevées qu’un véhicule particulier moyen, ainsi que pour les déplacements réalisés en bateau dont les consommations en carburant sont très variables et donc propres à chaque bateau, les facteurs d’émissions de la catégorie SCOPE 1 (Émissions directes et amont des combustibles) ont été utilisées : les facteurs d’émissions propres à chaque type de combustible ont ainsi été pris en compte  afin d’estimer les émissions de GES engendrées par chacun des déplacements. Ces données intègrent l’amont (i.e. extraction, raffinage, etc) et la combustion du carburant

    – AGRIBALYSE

Agribalyse est la base de données produite par l’ADEME qui sert de référence à la Base Carbone pour les émissions de GES relatives à tous les produits dits « agricoles ». Du fait de sa mise à jour en septembre 2020, nous avons choisi d’utiliser directement les données issues de cette dernière pour procéder à la quantification des émissions de GES générées par le poste d’émission ALIMENTATION défini dans notre protocole.

Les facteurs d’émissions fournis dans cette base de données sont obtenus à partir de l’analyse du cycle de vie du produit agricole considéré (e.g. aliment brut ou plat préparé). Cette méthode d’évaluation normalisée (ISO 14040 et 14044) permet d’obtenir une mesure de l’empreinte environnementale d’un produit sur l’ensemble de son cycle de vie (i.e. de sa production jusqu’à son traitement en fin de vie). Nous nous sommes concentrés ici sur la partie dite « réchauffement climatique » du bilan fourni dans la base de données, qui correspond aux émissions de GES générées par le produit considéré. 

4. Notre protocole de quantification standardisé


Le protocole de quantification développé nous permet d’exprimer l’empreinte carbone de chacune des expéditions en kilogrammes équivalent CO₂ par personne et par jour d’expédition
L’ensemble du bilan carbone, et ce pour chacune des expéditions du catalogue, a été réalisé en considérant la capacité maximale de remplissage propre à chaque expédition, c’est-à-dire  le nombre maximum de participants autorisé.
    – LE TRANSPORT
 
Les émissions de GES générées par les différents moyens de transport utilisés pendant l’intégralité des expéditions sont prises en compte : du départ du participant depuis son domicile jusqu’à son retour. Ainsi, les trois sous-catégories, qui sont détaillées ci-dessous, peuvent être distinguées au sein du poste d’émission TRANSPORT : 
  • le transport des participants aller-retour entre leur lieu de domicile et le lieu de l’expédition,
  • le transport aller-retour du guide entre son lieu de domicile et le lieu de l’expédition,
  • tous les transferts effectués par les participants et leur guide au cours de l’expédition. 
Deux catégories d’expédition ont également été distinguées au sein de cette catégorie d’émission TRANSPORT : 
  • les émissions dites « France » (i.e. France Métropolitaine),
  • et les expéditions dites « Europe » (i.e. Corse et ensemble de l’Europe). 

    1) Transport aller-retour des participants depuis leur lieu domicile jusqu’au lieu de l’expédition

Pour l’ensemble des expéditions (i.e. France et Europe), un départ des participants depuis Paris a été considéré. 
Pour les expéditions « France », le trajet le plus direct en transports en commun (i.e. TGV, TER, bus) entre Paris et le lieu de départ de l’expédition a été pris en compte. Dans le cas d’un point de rencontre non-accessible en transports en commun, les émissions de GES générées par l’utilisation d’une navette en taxi ou en van (i.e. 9 places) ont également été quantifiées.
Pour les expéditions « Europe », le trajet le plus direct en avion entre Paris et le lieu de départ de l’expédition a été pris en compte. Dans le cas d’un point de rencontre différent de l’aéroport d’arrivée, les émissions de GES générées par l’utilisation d’une navette (e.g. TER, bus, taxi) ont également été quantifiées.

    2) Transport du/des guide(s) depuis leur domicile jusqu’au lieu de l’expédition

Pour les expéditions « France », un trajet en véhicule particulier entre le domicile du/des guide(s) et le lieu de départ de l’expédition a été considéré. 
Pour les expéditions « Europe » un trajet en véhicule particulier entre le domicile du/des guide(s) et l’aéroport le plus proche a tout d’abord été considéré. Le trajet le plus direct en avion entre le dit aéroport et le lieu de départ de l’expédition a ensuite été pris en compte. Enfin, dans le cas d’un point de rencontre différent de l’aéroport d’arrivée, les émissions de GES générées par l’utilisation d’une navette (i.e. TER, bus, taxi, van) ont été prises en compte. 
 
L’ensemble des émissions de GES générées par les transports utilisés par le/les guide(s) pour se rendre sur le lieu de l’expédition ont été équitablement réparties entre les participants (i.e. GES par participant = GES guide/nombre de participants). 
    3) Transports utilisés pendant les expéditions
L’ensemble des émissions générées par les transports utilisés pendant les expéditions (i.e. transferts entre un point A et un point B) ont été comptabilisées dans le « bilan carbone » de chacune des expéditions. 
L’ensemble des émissions de GES générées par des transports partagés, et dont les émissions sont exprimées en kg équivalent CO₂ par kilomètre (et non par kilomètre et par passager) (e.g. taxi, transports fluviaux) ont été équitablement distribuées entre chacun des participants (i.e. GES par participant = GES total/nombre de participants). 
Dans le cas de transports non partagés, ou dont les émissions de GES sont estimées directement à l’échelle d’un passager (e.g. train, bus), les émissions de GES générées par les transports utilisés par le/les guide(s) ont été ajoutées, et ce de manière équitable, au bilan carbone de chacun des participants. 
 
Enfin, les émissions de GES générées par les transports dits « autres » (i.e. recharge des batteries des VTT électriques, alimentation des chiens utilisés dans le cadre des activités de cani-cross ou de ski joëring) ont également été prises en compte dans le poste d’émission TRANSPORT. Comme pour les transports non partagés, les émissions attribuées au(x) guide(s) ont été équitablement réparties entre les participants. 
 
 
    – L’ALIMENTATION
 
Les émissions de GES suivantes, relatives au poste ALIMENTATION, ont été prises en compte dans le bilan carbone des expéditions : 
  • acheminement des colis de nourriture par un transporteur depuis Annecy jusqu’au domicile du guide, 
  • ensemble des produits alimentaires consommés au cours de l’expédition, 
  • acheminement éventuel des colis de nourriture au cours de l’expédition,
  • utilisation de gaz pour la préparation des repas. 
 

    1) Acheminement depuis Annecy 
Les produits consommables utilisés lors des expéditions et qui sont fournis par Explora Project proviennent d’un seul et même prestataire. Ainsi, les colis de nourriture sont assemblés à Annecy, et envoyés directement chez le guide par l’intermédiaire de transporteurs. Les émissions de GES générées par l’acheminement de ces colis, depuis Annecy jusqu’au domicile du guide, ont donc été quantifiées.  
Les émissions de GES générées par l’acheminement des colis de nourriture ont ensuite été équitablement réparties entre les participants (i.e. GES par participant = GES total/nombre de participants).
La même méthodologie a été utilisée dans le cas de transferts de colis de nourriture au cours de l’expédition. 
 
 
    2) Catégories d’alimentation et de repas
Afin de considérer les différences d’émissions de GES engendrées par une dominance carnée ou végétale dans les repas proposés lors des expéditions, quatre catégories d’alimentation ont été distinguées : 
  • alimentation dite « EXPLORA » : petit-déjeuner, repas et collation ;
  • alimentation dite « NON EXPLORA – France » : repas pris au restaurant (i.e. petit-déjeuner, déjeuner, dîner, collation) ;
  • alimentation dite « NON EXPLORA – Désert » : repas à dominance carnée (i.e. spécialités marocaines, petit-déjeuner, repas) ;
  • alimentation dite « NON EXPLORA – Scandinavie » : spécialités scandinaves (petit-déjeuner, déjeuner, dîner).
 
Des valeurs moyennes d’émissions de GES ont été utilisées pour chaque catégorie de repas, et ce au sein des 4 catégories d’alimentation définies. Pour ce faire, nous avons procédé à la quantification de l’empreinte carbone de 10 commandes passées par Explora Project à son prestataire et de 10 repas « types »  (e.g. 10 exemples de petits déjeuners scandinaves ou de spécialités marocaines), respectivement pour les catégories dites EXPLORA et NON EXPLORA. Les données fournies par la base de données AGRIBALYSE (voir 3. Les bases de données Base Carbone®️ et Agribalyse pour plus de détails concernant la base de données) ont été utilisées pour procéder à ces estimations. 
À l’instar de la méthodologie utilisée pour les TRANSPORTS, les émissions de GES générées par les repas pris par le/les guide(s) ont été redistribuées entre tous les participants (i.e. GES par participant = GES total/nombre de participants).
 
 
    3) Préparation des repas 

La quantité de gaz nécessaire à la préparation de tous les repas type « EXPLORA » a été estimée sur la base d’une bouteille de gaz de 450 gr consommée pour 15L d’eau portés à ébullition, à raison de 0,625L et 1,125L d’eau utilisés par personne pour un petit déjeuner et un repas, respectivement. Ainsi, les émissions de GES résultant de la préparation des repas de chaque participant ont été ajoutées à son bilan carbone. Enfin, les émissions résultant de la préparation des repas du guide ont été équitablement allouées, comme fait précédemment, à chacun des participants. 
Dans le cadre d’une alimentation NON EXPLORA, les émissions générées par la préparation des repas ont été directement incluses dans la valeur d’empreinte carbone définie pour la catégorie d’alimentation et de repas en question (i.e. méthodologie AVC prenant en compte les étapes de préparation dans le cas de repas « préparés »). 
     – L’HÉBERGEMENT
 
Les émissions de gaz à effet de serre générées par l’hébergement des participants et du/des guide(s) durant les expéditions constituent le troisième poste d’émission pris en compte par ce protocole de quantification. Ainsi, 4 catégories d’hébergement sont distinguées :
  • les hébergements dits « zéro conso » : nuits à la belle étoile, tentes, refuges et cabanes non gardés ;
  • les hébergements dits « sobres » : refuges gardés ;
  • les hébergements dits « comme à la maison » : chambre chez l’habitant, airbnb, gîtes ;
  • les hébergements dits « consommateurs » : hôtels. 
 
L’empreinte carbone imputable au logement d’un français est en moyenne de 2,705 tonnes équivalent CO₂/an (Carbone 4, INSEE, www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr). Différentes sources d’émission peuvent être distinguées : énergies et utilités, construction et gros entretien, équipement des logements. Si l’on se concentre sur la catégorie « énergie et utilités », qui prend en compte les émissions de GES générées par l’ensemble des sources d’énergie utilisées au sein du logement (e.g. gaz, électricité), ainsi que par les réseaux de chaleur et d’eau, l’empreinte carbone est alors de 1,696 tonnes équivalent CO₂/an, soit 4,64 kg équivalent CO₂/jour. Cette valeur d’émission de GES a été attribuée aux hébergements dits « comme à la maison ». 
 
Pour les hébergements dits « sobres », qui correspondent aux refuges gardés, une valeur d’émission égale à la moitié du facteur d’émission des logements dits  « comme à la maison » a été définie. Ce choix se justifie par un niveau de confort, et donc de prestations énergétiques, plus faible que celui rencontré dans des habitations classiques, ainsi que par une surface par habitant plus restreinte. Plus de personnes cohabitent donc au sein d’un même espace, ce qui contribue à la mutualisation des émissions énergétiques générées. 
 
Enfin, une étude basée sur 17 établissements hôteliers engagés dans la démarche d’affichage environnemental (i.e. communication aux consommateurs des informations quantifiées sur les principaux impacts environnementaux du service proposé sur l’ensemble de son cycle de vie) a estimé l’empreinte carbone d’une nuit d’hôtel à 6,9 kg équivalent CO₂. C’est cette valeur qui a été prise en compte dans notre protocole de quantification. 
 
À l’instar des méthodologies utilisées précédemment pour les TRANSPORTS et l’ALIMENTATION, les émissions de GES générées par l’hébergement du/des guide(s) ont été redistribuées équitablement entre tous les participants (i.e. GES par participant = GES total/nombre de participants).

    – LA CLASSIFICATION DES EXPÉDITIONS

 
Ce protocole de quantification nous permet d’estimer une valeur d’empreinte carbone en kg CO₂ équivalent par participant et par jour d’expédition, pour chacune des expéditions proposées. 
Une valeur de 5,5 kilogrammes équivalent CO₂ émis par jour et par personne a été utilisée comme seuil de référence pour procéder à ce classement. Cette valeur correspond aux émissions journalières autorisées par français pour atteindre l’objectif de neutralité carbone, et donc de limitation de l’augmentation des températures à +2°C en 2100. Elle constitue donc la note maximale qui peut être attribuée aux expéditions. Sur la base de cette valeur de référence, le classement suivant a ensuite été décliné :


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